Pour une aide au développement au service des peuples

Notre circonscription, la plus vaste au monde, est également grande récipiendaire de l’aide publique au développement française puisque qu’une quarantaine de pays y sont éligibles pour un total de plus de 2 milliards d’euros par an, dont dix pays classés comme pauvres.

Et pourtant, cette aide est mal distribuée, mal évaluée et ne repose que sur des prêts qui financiarisent encore les besoins humains élémentaires.

Cette aide, aujourd’hui trop technocratique, oublie l’humain. Elle doit être un moyen de promouvoir la paix, la démocratie et l’émancipation des peuples. C’est ainsi que nous proposerons de transformer une partie des prêts en subventions attribuées en priorité aux 10 pays qui, dans notre circonscription, en ont le plus besoin.

Ces prêts devront répondre aux impératifs de sécurité humaine : pour la transition écologique, la lutte contre les changements climatiques, les besoins essentiels des populations : pouvoir vivre dignement, en bonne santé et construire un futur. Nous pousserons donc pour privilégier la santé, l’éducation, l’accès à l’eau, le choix souverains des peuples et un environnement sain pour toutes et tous. Nous cesserons de financer des modèles agricoles chimiques et non durables pour leur substituer des modèles respectueux de la nature et assurant des revenus dignes aux paysans.

Enfin nous refuserons ces partenariats public privé qui n’ont pour seul objectif que de siphonner les ressources publiques au profit de quelques multinationales et de leurs dividendes. Nous redonnerons au contraire aux acteurs engagés sur le terrain les moyens de travailler au plus près des besoins des populations.

Nos propositions pour la coopération internationale sont :

  • Consacrer 0,7 % du revenu national brut à l’aide publique au développement
  • Réformer « l’aide au développement » apportée par l’Agence française de développement (AFD) pour qu’elle ne serve pas les intérêts des régimes oligarchiques et d’entreprises intéressées aux « partenariats publics privés ». Décider de son allocation démocratiquement, dans un objectif de renforcement des droits humains et des souverainetés populaires et de lutte contre le changement climatique
  • Agir contre les conséquences des bouleversements climatiques par des transferts de technologies et de l’aide financière et matérielle
  • Faire de la question de l’eau, de sa protection et de son accès pour tous un enjeu prioritaire de la politique internationale et de coopération de la France
  • Agir pour la paix et respecter l’indépendance des États et la souveraineté des peuples
  • Appuyer la restructuration des dettes souveraines pour les pays pauvres, annuler leur dette COVID

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